La folie des FNB : plus ne signifie pas forcément mieux

La folie des FNB : plus ne signifie pas forcément mieux

par James Parkyn - PWL Capital - Montréal

Vous souhaitez investir dans des entreprises susceptibles de tirer profit d’un contact avec des extraterrestres ? Il existe désormais un FNB dédié à ça.

Le Tuttle Capital UFO Disclosure FNB fait partie d’un nombre record de nouveaux fonds qui arrivent sur le marché, alors que les manufacturiers se livrent concurrence pour se tailler des niches toujours plus spécialisées.

Plus de 360 nouveaux FNB ont été lancés au Canada l’année dernière, tandis qu’aux États-Unis, ce chiffre dépassait les 1 150. Ce dernier chiffre représente plus de fonds négociés en bourse aux États-Unis qu’il n’en existait au total il y a 20 ans. Les États-Unis comptent désormais plus d’FNB que d’actions individuelles négociées.

Les fonds actifs dominent désormais

Ce n’est pas seulement le volume sans précédent des FNB qui se démarque. Ce sont aussi leurs positions et leurs stratégies.

Jusqu’à récemment, les FNB étaient synonymes d’investissement indiciel passif à faible coût. On les achetait si l’on souhaitait une exposition large au marché, des frais réduits, une efficacité fiscale et de la transparence.

Cela a changé. Près des deux tiers des nouveaux FNB dans les deux pays l’année dernière étaient gérés activement. Il y a désormais plus d’FNB gérés activement que d’FNB gérés passivement.

Et ça n'inclut même pas une vaste catégorie d'FNB qui, techniquement, relèvent de la gestion passive, mais sont principalement utilisés par des traders actifs. Il s'agit notamment des FNB à effet de levier, inversés, liés aux cryptos et sectoriels.

« Je n'ai pas besoin que les extraterrestres existent »

Certains des nouveaux FNB exploitent des modes ou des idées ésotériques afin de se démarquer et d'attirer les investisseurs. C'est le cas de l'FNB UFO Disclosure (symbole UFOD), qui investit dans des entreprises « bien placées pour tirer profit de la divulgation, de la confirmation ou de l'exploitation par le gouvernement » des « technologies avancées » des ovnis.

« Je n'ai pas besoin que les extraterrestres existent pour que ma thèse fonctionne, mais c'est bien plus amusant s'ils existent », a déclaré le gestionnaire de portefeuille Matthew Tuttle, cité par le Wall Street Journal. Le fonds prélève des frais annuels de 0,99 % et dispose d’un actif de 2 millions de dollars.

Un autre cas à part est le Nicholas Bitcoin and Treasuries AfterDark FNB. Celui-ci repose sur l’idée que le bitcoin surperforme en dehors des heures d’ouverture du marché américain. Il détient des bitcoins lorsque le marché est fermé, puis les convertit en bons du Trésor américain ou en liquidités à l’ouverture du marché.

Il prélève des frais annuels de 0,97 %.

Le ratio de frais de gestion moyen dépasse 0,65 %

Ces frais exorbitants, autrefois l’apanage des fonds communs de placement, deviennent désormais la norme parmi les FNB. Poussé à la hausse par les fonds actifs, le ratio de frais de gestion moyen des FNB canadiens dépasse désormais 0,65 %.

Ce chiffre est plusieurs fois supérieur à celui des FNB indiciels traditionnels, qui facturent généralement moins de 10 points de base pour les actions canadiennes et américaines.

Le danger est que les investisseurs voient « FNB » et supposent que le fonds a des frais peu élevés.

Le stock picking et le timing du marché ne fonctionnent pas

Il est également préoccupant de constater que l'afflux de nouveaux FNB complique la tâche des investisseurs à long terme et des conseillers financiers qui cherchent à choisir des outils d'investissement adaptés. Chez PWL, nous investissons dans les FNB depuis plus de 20 ans, les considérant comme des véhicules passifs à faible coût permettant d'obtenir une exposition largement diversifiée au marché. C'est grâce à notre adoption précoce de ces produits que nous avons acquis la réputation d'être « les spécialistes des FNB ».

Nous fondons notre stratégie sur des données solides démontrant que les investisseurs obtiennent des résultats médiocres lorsqu’ils tentent de sélectionner des actions ou d’anticiper les fluctuations du marché. Comme l’a dit Warren Buffett, « La seule utilité des prévisionnistes boursiers est de faire passer les voyants pour des experts. »

Personne ne sait quelles entreprises ou quels pays surperformeront. En fait, une étude a révélé que seulement 4 % des actions ont généré toute la création de richesse boursière supérieure à un investissement sans risque en bons du Trésor entre 1926 et 2023.

Comment nous assurer de détenir ces 4 % ? Détenir l’ensemble du marché — et diversifier à l’international — nous permet de gagner quoi qu’il arrive.

Le « bouillie des FNB »

Le tsunami de nouveaux FNB peut induire en erreur les investisseurs qui ne comprennent pas pleinement les risques liés à des produits de niche, complexes et aux frais élevés. Notre collègue Ben Felix les qualifie de « Bouillie des FNB » ou en anglais « ETF Slop ». Beaucoup semblent avoir été conçus dans une optique marketing pour collecter des actifs, sans mettre au premier plan l’intérêt à long terme des investisseurs.

Comme bon nombre de ces fonds sont très marginaux, ils ne parviennent souvent à collecter que quelques millions de dollars et finissent par fermer. Selon un rapport de Morningstar, un nombre record de 146 FNB actifs ont fermé ou fusionné aux États-Unis en 2025.

« La plupart des FNB disposaient d’une base d’actifs réduite. La gestion des fonds a un coût, et ceux qui ne parviennent pas à collecter suffisamment d’actifs risquent d’être liquidés ou absorbés par une fusion », explique Morningstar.

Un fonds actif américain sur cinq a surperformé ses pairs sur 10 ans

Ironiquement, alors que l’univers des FNB devient de plus en plus bruyant, les arguments en faveur d’une indexation à large spectre et à faible coût ne cessent de se renforcer. Deux nouveaux rapports viennent étayer ce message.

Le rapport « US Active/Passive Barometer » de Morningstar a révélé que seuls 38 % des fonds actifs américains ont survécu et surperformé leurs homologues passifs moyens en 2025. Les gestionnaires de fonds d’actions américaines ont affiché un taux de réussite de 37 %, tandis que les gestionnaires internationaux ont fait un peu mieux, avec 48 % d’entre eux surpassant leurs homologues passifs.

Parmi les gestionnaires obligataires, 40 % ont surpassé leurs homologues passifs, contre seulement 4 % des gestionnaires d’obligations d’entreprises.

97 % des fonds actifs canadiens ont sous-performé

À plus long terme, les gestionnaires actifs ont obtenu des résultats bien pires, avec seulement 21 % des fonds actifs américains ayant survécu et surpassé leurs homologues passifs sur 10 ans. Ce chiffre tombe à seulement 8,1 % pour les fonds d’actions américaines à grande capitalisation. Sur 20 ans, le taux est encore pire : à peine 6,4 % parmi les fonds actifs américains à grande capitalisation. Les frais plus élevés ont été un facteur important dans les mauvais résultats des fonds actifs.

Au Canada, 85,4 % des fonds actifs ont sous-performé leurs indices de référence en 2025, selon le SPIVA Canada Scorecard. Sur 10 ans, les résultats ont été encore pires : 97 % des fonds actifs ont été devancés par leur indice de référence.

4 enseignements à tirer de l’engouement pour les FNB

Que penser de cet engouement pour les FNB ? Voici nos quatre enseignements.

  1. Ne confondez pas innovation et amélioration.

  2. La simplicité l’emporte.

  3. Tenez-vous-en aux faits.

  4. Filtrez le bruit.

Les marchés sont comme un immense supermarché dont les rayons regorgent de malbouffe. Pour manger sainement, il faut faire les bons choix.

Alors que l’univers des FNB devient de plus en plus chaotique, les principes fondamentaux d’un investissement judicieux restent inchangés : des frais bas, une large diversification et une discipline à long terme sont payants.

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30 ans à mettre les clients d’abord chez PWL Capital

30 ans à mettre les clients d’abord chez PWL Capital

par James Parkyn - PWL Capital - Montréal

PWL Capital a vu le jour il y a 30 ans avec une vision claire. Mes deux associés et moi avions une idée qui, selon nous, pouvait transformer l’industrie de la gestion de patrimoine au Canada.

Nous voulions bâtir un nouveau type de compagnie de gestion de patrimoine — sans conflits d’intérêts et entièrement axée sur les clients.

PWL offrirait une gestion de patrimoine à honoraires, sans commissions ni produits maison. À l’époque, cette idée était loin d’être répandue. La grande majorité des gestionnaires de patrimoine étaient rémunérés par commissions. Ils se concentraient sur la vente des produits de leur firme, et leurs intérêts étaient souvent mal alignés avec ceux des clients.

Nous voulions également réunir la gestion de portefeuille et la planification financière sous un même toit. Nous créerions un véritable guichet unique pour aider les clients à atteindre leurs objectifs. C’était une idée novatrice d’envergure.

Des firmes de pointe aux États-Unis avaient déjà commencé à évoluer dans cette direction. C’était la voie de l’avenir. Mais personne d’autre au Canada n’avait encore adopté cette approche. La planification financière et une répartition d’actifs rigoureuse n’étaient souvent qu’un simple argument marketing.

Les investisseurs méritaient mieux

Mes associés Laurent Wermenlinger et Anthony Layton (le « W » et le « L » de « PWL ») et moi estimions que les investisseurs méritaient mieux. Nous voulions placer les clients au premier plan. Notre approche serait fondée sur les besoins des clients et un investissement discipliné à long terme.

PWL s’imposerait les plus hauts standards d’intégrité, d’objectivité et d’expertise. Sans conflits d’intérêts, nous pouvions être assis du même côté de la table que nos clients.

Cela se reflétait également dans notre façon de présenter nos rendements aux clients. Nous avons adopté les normes de l’Association for Investment Management and Research (aujourd’hui le CFA Institute). À l’époque, cela était pratiquement inexistant dans le secteur canadien de la gestion de patrimoine de détail.

Les clients pourraient facilement voir comment leurs placements évoluaient.

Une approche pionnière validée

Nous croyions qu’il existait une demande des investisseurs pour une telle nouvelle approche. Il s’est avéré que nous avions raison. PWL Capital gérait rapidement 7 millions de dollars d’actifs peu après l’ouverture de ses portes en 1996.

Notre approche pionnière était validée. Cela ne signifiait toutefois pas que tout était facile. Malgré nos débuts prometteurs, les premières années ont été difficiles et incertaines. Après avoir payé le loyer et les salaires, il ne restait pas assez pour nous rémunérer comme associés pendant plusieurs années.

PWL a connu une croissance rapide, mais les coûts aussi. Nous avions besoin de locaux plus grands. Nous devions embaucher davantage de personnel. Mais nous savions qu’il fallait investir dans notre entreprise, même si les retombées prendraient du temps. Nous devions créer de la valeur pour les clients et développer une culture interne d’entreprise. Chercher le succès trop rapidement comportait aussi ses risques.

Après quatre ans, nous avons atteint notre premier jalon de 100 millions de dollars d’actifs sous gestion. Nous avons franchi nos premières étapes d’expansion en 1997 avec un bureau à Ottawa, puis un autre à Toronto en 2003.

J’ai travaillé sans relâche durant ces premières années. Lorsque je voyageais au Canada et aux États-Unis pour assister à des conférences, je considérais ces déplacements comme mes « vacances ».

L’arrivée des FNB

Les marchés financiers ont aussi apporté leur lot de défis. L’éclatement de la bulle technologique de 2000 à 2002 a entraîné une baisse des actifs sous gestion. Mais cette expérience nous a également appris beaucoup. Pendant cette crise, nous avons constaté quelque chose qui allait orienter une nouvelle trajectoire pour PWL : les gestionnaires actifs n’avaient pas réussi à surperformer.

Cette prise de conscience nous a conduits à étudier et à investir dans les fonds négociés en bourse (FNB). Il s’agit de fonds à faibles frais, gérés passivement, qui reproduisent la composition de différents indices plutôt que d’essayer de les battre.

L’idée consistait à détenir l’ensemble du marché boursier par l’intermédiaire de FNB indiciels, qui possèdent toutes les actions d’un indice donné, comme l’indice composé S&P/TSX.

Même si les FNB sont aujourd’hui bien connus, peu d’investisseurs en avaient entendu parler à l’époque. Beaucoup ne comprenaient pas pourquoi nous les apprécions. Certains pensaient que c’était une forme d’abandon. D’autres comparaient la promotion de l’investissement passif par FNB à participer à la course de 5000 mètres aux Jeux olympiques avec un poids attaché à la cheville.

Les marchés fonctionnent

Mais les données démontraient que la sélection de titres et le « market timing » ressemblaient davantage à des jeux de hasard. Ce n’étaient pas des moyens fiables de profiter pleinement des rendements du marché. Nous avons donc adopté l’idée audacieuse selon laquelle les marchés fonctionnent. Notre objectif serait d’offrir les rendements que les marchés ont à offrir.

Dans le cadre de cette évolution, nous avons contribué à introduire au Canada Dimensional Fund Advisors et leurs fonds factoriels à faible coût. Dimensional nous a aussi aidés à affiner notre philosophie d’investissement passif et, surtout, à développer le message permettant de présenter cette nouvelle proposition de valeur aux clients. Dimensional est devenu un partenaire stratégique clé dans le développement de notre entreprise selon les meilleures pratiques mondiales du secteur.

Nous travaillons avec Dimensional depuis 2003, et ils excellent dans l’identification des découvertes académiques pouvant être mises en œuvre dans les produits que nous utilisons dans les portefeuilles de nos clients.

La discipline de Dimensional dans la gestion des portefeuilles fondée sur la recherche académique est un élément essentiel de notre approche « acheter, conserver et rééquilibrer ». Cette approche fondée sur les données probantes est au cœur de notre réussite et du rendement à long terme des portefeuilles de nos clients.

La valeur de la diversification

Une telle approche concorde également avec les recherches académiques démontrant la valeur de la diversification entre les catégories d’actifs et les pays. Les recherches montrent qu’un portefeuille bien diversifié composé d’actions et d’obligations réduit le risque et augmente les rendements.

Notre approche consistait à demeurer largement investis et diversifiés, peu importe les fluctuations à court terme d’un marché en particulier. De cette façon, nous étions certains de capter les rendements de l’ensemble du marché à long terme et de profiter des extraordinaires gains qu’il offrait.

Notre choix fondé sur les données probantes a été confirmé à maintes reprises par de nouvelles recherches académiques au fil des années. Une étude remarquable a révélé que seulement 4 % des actions étaient responsables de toute la création de richesse du marché boursier américain au-delà d’un placement sans risque en bons du Trésor entre 1926 et 2023.

La majorité des actions — 51,6 % pour être exact — ont en réalité généré des rendements composés négatifs. Autrement dit, un peu plus de la moitié des actions ont perdu de l’argent au cours de leur existence.

Des rendements extraordinaires ont un prix

Personne ne pouvait savoir à l’avance quelles entreprises feraient partie de ces 4 % gagnants. Détenir l’ensemble du marché était le seul moyen d’être certain de profiter de leurs gains. En procédant ainsi, il était possible d’obtenir des rendements extraordinaires.

Un dollar investi dans un portefeuille mondial diversifié d’actions en 1970 aurait atteint plus de 16 $ après inflation en 2024, selon une étude publiée l’an dernier par Raymond Kerzého, chercheur principal chez PWL Capital.

Nous reconnaissions toutefois que de tels rendements exceptionnels avaient un coût : la volatilité. C’était le prix d’entrée du succès en investissement. Comme Raymond l’a observé, la période depuis 1970 a connu six marchés baissiers (une baisse réelle de plus de 20 %). « Les investisseurs devraient conserver leur portefeuille et considérer les marchés baissiers comme une composante normale de l’investissement », a-t-il déclaré. « Ces périodes représentent le prix d’entrée pour faire partie du club des investisseurs prospères à long terme. »

La plupart des fonds actifs sous-performent

Les recherches sont également devenues de plus en plus claires concernant les fonds gérés activement. Les recherches académiques ont confirmé à répétition notre point de vue selon lequel la majorité des fonds actifs sous-performent les marchés. En 2025, le rapport annuel SPIVA a révélé qu’un impressionnant 89 % des fonds multi-capitalisations gérés activement avaient sous-performé l’indice composé S&P 500 au cours des 20 années précédentes.

Les données à long terme démontrent qu’une faible proportion d’actions génère la majeure partie de la création de richesse du marché boursier. Mais il n’existe aucun moyen de savoir à l’avance quelles compagnies seront les gagnantes.

Comme l’a déjà dit Warren Buffett : « Il est plus difficile qu’on ne le pense de prédire quelles entreprises seront gagnantes ou perdantes. Et ceux qui prétendent connaître la réponse sont généralement soit victimes d’illusions, soit des vendeurs d’huile de serpent. »

Soutenir la prospérité des clients

Mais notre entreprise ne se limitait pas à la gestion de portefeuilles. Nous voyions notre rôle de façon plus large : soutenir la prospérité globale et le bien-être de nos clients. Un portefeuille est un moyen d’atteindre une finalité plus importante — qu’il s’agisse de répondre aux besoins financiers d’un client, de soutenir des causes caritatives ou communautaires, ou encore de transmettre un héritage à la prochaine génération.

Notre première étape avec un nouveau client consiste à nous asseoir avec lui afin de comprendre ses objectifs globaux, sa capacité et sa tolérance au risque. Nous examinons tout, de la planification fiscale et successorale aux besoins en assurance et aux objectifs financiers. À partir de ces informations, nous élaborons un plan intégré comprenant tous les conseils fiscaux, successoraux et d’assurance nécessaires.

Ce processus nous permet de concevoir et de proposer une stratégie d’investissement alignée sur les objectifs de vie de nos clients. Cette stratégie comprend la détermination d’une répartition entre actions et obligations afin d’assurer un niveau de volatilité qui leur permet de dormir tranquille pendant les inévitables corrections boursières. La portion obligataire procure de la stabilité et une source de revenu lors des replis de marché, réduisant ainsi la nécessité de vendre des actions à des prix déprimés.

L’éducation des clients renforce la confiance

Notre approche comprend également le coaching comportemental des clients en matière d’investissement. Nous accordons une grande importance à l’éducation. Cela aide les clients à avoir confiance en leur stratégie et à maintenir la discipline nécessaire pour garder le cap malgré la volatilité des marchés, tout en faisant abstraction du bruit du moment.

Cette approche est elle aussi appuyée par les données. Une étude de la firme d’investissement Vanguard a révélé que les conseillers qui appliquent les meilleures pratiques en gestion de patrimoine peuvent ajouter jusqu’à 3 % ou plus de rendement net annuel pour les clients. Cette valeur ajoutée se multiplie de façon significative sur plusieurs années.

L’une des contributions les plus importantes d’un conseiller, selon cette étude, est l’accompagnement des investisseurs. Lors des fluctuations de marché, la peur et l’euphorie peuvent pousser les investisseurs à prendre des décisions impulsives qui compromettent leurs plans. Un conseiller compétent et expérimenté peut aider les clients à garder le cap lorsque les marchés chutent et à éviter l’excès de confiance lorsqu’ils montent.

Une croissance rapide pour PWL

Notre approche a fortement trouvé écho auprès des investisseurs, et PWL a connu une croissance rapide. En 2007, nous gérions 600 millions de dollars d’actifs — presque le double du montant de 2003. Puis la crise financière de 2007-2009 est survenue, frappant durement tant les investisseurs que la firme. Les actifs ont diminué à 460 millions de dollars.

Nous avons resserré nos dépenses et réduit les rémunérations, ne voulant congédier aucun membre de notre équipe. Nos employés sont comme une famille. Nous sommes extrêmement fiers de voir combien d’entre eux ont bâti des carrières enrichissantes, fondé une famille et acheté une maison. Ils sont aussi indispensables à notre travail — sans eux, nous ne pouvons servir nos clients. Nous sommes très reconnaissants d’avoir pu éviter les mises à pied et traverser cette période ensemble.

D’une certaine façon, nous mettions notre propre philosophie en pratique — demeurer concentrés sur le long terme et traverser la volatilité des marchés avec discipline. Nous savions que les marchés se rétabliraient et que nos solides fondations nous positionnaient favorablement pour l’avenir.

Deux nouvelles raisons de sourire

Il y avait aussi de bonnes nouvelles. Je suis devenu père de jumeaux. Je n’aurais pas pu être plus fier, plus enthousiaste ou plus optimiste. La paternité a insufflé à mon travail une nouvelle énergie positive et beaucoup d’espoir.

Durant les crises financières, les gestionnaires de portefeuille passent généralement plus de temps à parler des marchés avec les clients. Nous devons expliquer la logique derrière leur portefeuille et les rassurer quant aux avantages de respecter leur stratégie à long terme.

La crise financière nous a également rappelé l’importance de l’éducation des clients. Nous avons décidé d’étendre cette mission au grand public. Nous avons constaté un besoin évident de conseils impartiaux fondés sur les données probantes au milieu d’un flot de mauvais conseils, de prévisions peu fiables et d’un stress généralisé chez les investisseurs.

Aider les investisseurs à garder le cap

Au début des années 2010, nos gestionnaires de portefeuille Justin Bender et Dan Bortolotti ont commencé à rédiger des blogs destinés aux investisseurs. Ils ont ensuite été rejoints par Cameron Passmore et Ben Felix avec le balado Rational Reminder. Ce dernier est devenu l’une des plateformes d’éducation financière les plus reconnues au Canada ainsi que l’un des balados sur l’investissement ayant connu le plus grand succès international. Ben Felix publie également une chaîne YouTube très suivie.

Mon partenaire François Doyon La Rochelle et moi avons également contribué, à plus petite échelle, avec notre balado « Sujet Capital » (« Capital Topics » en anglais), lancé durant la pandémie. J’ai aussi lancé mon propre blogue en 2021.

Notre contenu a rejoint des millions de Canadiens, positionné PWL comme un leader de l’industrie et aidé les investisseurs à naviguer dans les complexités de l’investissement et les turbulences des marchés. Plusieurs membres de l’équipe PWL ont choisi de faire carrière chez nous après avoir découvert notre contenu.

Les conseils que l’on partage sur les réseaux sociaux reflètent l’accompagnement que nous offrons à nos clients. Nous sommes fiers de nos efforts pour aider les investisseurs à garder le cap et à maintenir une vision disciplinée à long terme. Ceux qui ont réussi à conserver leurs placements pendant les ventes massives ont ensuite bénéficié de rendements extraordinaires.

Nos valeurs nous distinguent

Une étude, dont nous avons parlé dans notre blogue Sujet Capital, a révélé que les investisseurs qui avaient conservé une répartition 50/50 entre actions et obligations pendant la crise financière avaient obtenu un rendement de 209 % en 2024 — comparativement à une perte de 16 % pour ceux qui étaient passés entièrement en liquidités.

Pour citer à nouveau Warren Buffett : « Au XXe siècle, les États-Unis ont traversé deux guerres mondiales et d’autres conflits militaires traumatisants et coûteux; la Grande Dépression; une douzaine de récessions et paniques financières; des chocs pétroliers; une épidémie de grippe; ainsi que la démission d’un président discrédité. Pourtant, le Dow est passé de 66 à 11 497. »

Au fil des années, PWL a aussi redonné à la communauté de différentes façons. Nous soutenons de nombreux organismes de bienfaisance, notamment Centraide, des fondations universitaires et hospitalières ainsi que d’autres organismes caritatifs méritants. Nous croyons que ce sont nos valeurs qui nous distinguent.

La différence PWL

Je ne pourrais être plus reconnaissant ni plus touché lorsque des clients nous disent apprécier la différence PWL. Nous voyons la preuve dans nos résultats. En 2014, nous avons atteint notre premier milliard de dollars d’actifs sous gestion.

En 2016, nous avons renforcé l’engagement de PWL envers les plus hauts standards en obtenant la certification du Centre for Fiduciary Excellence, un organisme indépendant qui promeut les meilleures pratiques dans l’industrie du placement.

Les actifs sous gestion ont atteint 2,5 milliards de dollars en 2017 puis 5,5 milliards en 2025. Cette même année, le Globe and Mail a rapporté que PWL figurait parmi les sociétés de gestion de patrimoine connaissant la croissance la plus rapide au Canada. La croissance moyenne avait été de 17 % par année au cours de la décennie précédente, comparativement à une moyenne de moins de 10 % pour l’industrie.

8 milliards d’actifs — partenariat avec OneDigital

Il est également gratifiant de voir l’industrie de l’investissement adopter notre approche. En 2025, nous avons franchi une étape importante en nous associant à OneDigital, basée à Atlanta. Selon cette entente, PWL Capital demeure une entité autonome disposant de ressources pour accélérer sa croissance. Ensemble, nous bâtissons une firme ayant une portée plus vaste, une expertise plus approfondie et une plateforme plus importante, tout en restant fidèles aux principes qui ont fait notre succès.

Dans la continuité de cette évolution, nous avons procédé en février à une nouvelle image de marque sous le nom de PWL Capital, une entreprise OneDigital.

Les actifs sous gestion s’élèvent aujourd’hui à 8 milliards de dollars.

D’une jeune pousse à un leader de l’industrie — merci!

Alors que nous célébrons le 30e anniversaire de PWL Capital en 2026, je suis extrêmement fier de notre histoire exceptionnelle, de nos valeurs et de notre mission visant à transformer le monde de l’investissement pour les clients en leur offrant des conseils financiers disciplinés et fondés sur les données probantes auxquels ils peuvent faire confiance. Je crois profondément aux valeurs et à la mission de la firme.

Nous sommes passés d’une jeune firme-conseil boutique à l’une des principales compagnies canadiennes de gestion de patrimoine fondée sur les données probantes. Je suis très reconnaissant envers nos partenaires de OneDigital, notre équipe extrêmement talentueuse, mon partenaire François Doyon La Rochelle, ainsi que nos chers clients qui croient en nous et ont contribué à alimenter notre croissance remarquable. Un immense merci pour vos précieuses contributions et pour avoir partagé notre vision.

Je suis enthousiaste à l’idée des prochains chapitres de PWL et de ce que nous accomplirons ensemble. Nous souhaitons à nos clients, à notre équipe et à nos partenaires bonheur, santé et succès dans leurs projets.

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La notion de valeur a évolué. La diversification reste essentielle.

La notion de valeur a évolué. La diversification reste essentielle.

par James Parkyn - PWL Capital - Montréal

Les investisseurs ont du mal à donner un sens à l’actualité. Il est difficile d’ignorer ces nouvelles : guerre au Moyen-Orient, prix des carburants, agitation politique. Lorsque l’incertitude grandit, il est naturel de ressentir le besoin d’agir.

Mais l’histoire nous offre un rappel utile : le plus grand risque pour les investisseurs n’est souvent pas le marché lui-même, mais la manière dont nous y réagissons. Le défi consiste à garder les pieds sur terre alors que tout autour de nous semble instable.

C’est là que la stratégie prend toute son importance. Un portefeuille bien construit n’est pas conçu que pour un seul scénario : il est conçu pour s’adapter à de nombreux résultats possibles. L’un des moyens les plus efficaces d’y parvenir est la diversification, c’est-à-dire l’exposition à différents marchés, y compris ceux qui ne sont peut-être pas en faveur aujourd’hui.

La prime de valeur

Comme l’a dit le grand penseur en matière d’investissement Peter Bernstein : « Je considère la diversification non seulement comme une stratégie de survie, mais aussi comme une stratégie offensive, car la prochaine aubaine pourrait venir d’un endroit inattendu. Je veux m’assurer d’y être exposé. Quelqu’un a dit un jour que si l’on est à l’aise avec tout ce que l’on possède, c’est qu’on n’est pas diversifié. »

L’un des principaux moyens d’accroître la diversification consiste à orienter son portefeuille vers les actions de valeur. Les actions de valeur sont celles de sociétés cotées à des prix relativement bas par rapport à leurs fondamentaux, tels que les bénéfices ou la valeur comptable. Il s’agit souvent d’entreprises matures, parfois délaissées, ou simplement moins attrayantes que leurs homologues à forte croissance.

Historiquement, les actions de valeur ont généré des rendements supérieurs à ceux des actions de croissance. Sur le marché américain des grandes capitalisations, les actions de valeur ont surpassé les sociétés de croissance de 2,16 % par an, selon les données de 1926 à 2014. C'est ce que nous appelons la « prime de valeur ».

L'efficacité du marché est-elle en train de s'éroder ?

Malgré ces données, les partisans de la gestion active n'ont pas baissé les bras. Ils avancent désormais un nouvel argument intéressant, affirmant que ces sorties nettes pourraient en réalité aider les sélectionneurs de titres.

« Le raisonnement est le suivant », écrit Swedroe à propos de ces affirmations. « À mesure que de plus en plus d’investisseurs délaissent la gestion active au profit des fonds indiciels passifs, la découverte des prix se détériorera, les marchés deviendront moins efficaces et les opportunités pour les sélectionneurs de titres chevronnés se multiplieront…

« Il n’y a qu’un seul problème : la réalité refuse de coopérer. »

Swedroe a fait remarquer que si cette thèse était correcte, la sortie constante de fonds quittant la gestion active aurait dû conduire à une amélioration des performances par rapport aux indices de référence. « Au lieu de cela, nous avons constaté le contraire », a-t-il déclaré.

Disparue, puis revenue

Mais cette prime n'a pas été constante. De janvier 2015 à décembre 2024, les titres de valeur ont nettement sous-performé les titres de croissance. La prime au cours de cette période était de -11,6 % par an. Cela a déclenché un débat sur la question de savoir si la prime de valeur avait disparu.

Puis, lors des récentes turbulences sur les marchés, la situation s’est à nouveau inversée. Les actions de valeur a commencé à surperformer fortement. Au 5 avril, l’indice Russell 1000 U.S. Value affichait une hausse de 2,4 % sur l’année, devançant largement la perte de 9,1 % de l’indice Russell 1000 U.S. Growth, selon le Wall Street Journal. Dans le même temps, l’indice S&P 500 reculait de 3,8 %, enregistrant son pire trimestre depuis près de quatre ans.

La prime de valeur est-elle de retour ? Ou devons-nous revoir notre conception des actions de valeur ?

Toutes les entreprises bon marché ne se valent pas

De nouvelles recherches semblent le confirmer. L'investissement « value » a traditionnellement consisté à acheter ce qui était bon marché. Mais dans un article de référence publié en 2013, Robert Novy-Marx, éminent professeur de finance à la Simon Business School à l’université de Rochester, a démontré que toutes les entreprises bon marché ne se valent pas. Certaines le sont parce que leurs fondamentaux sont faibles, tandis que d'autres le sont malgré leur solidité.

Novy-Marx a constaté que les entreprises présentant une rentabilité plus élevée ont tendance à générer des rendements plus élevés, même lorsqu’elles ne sont pas « bon marché ». En d’autres termes, le prix à lui seul ne définit pas la valeur. La rentabilité est également importante.

Novy-Marx a actualisé ses conclusions dans un article important coécrit avec Mamdouh Medhat, de Dimensional Fund Advisors, en octobre 2025. Ils ont constaté que les entreprises de croissance affichaient des bénéfices supérieurs à leur moyenne historique.

Dans le même temps, les actions de valeur traditionnelles sont restées dans la norme historique en termes de rentabilité. Il ne s’agissait pas de dire que la valeur avait cessé de fonctionner. C’était plutôt que la rentabilité était devenue le principal moteur des rendements.

Valorisation et rentabilité : deux facteurs importants

Cela a conduit à la conclusion que la meilleure façon de capter la prime de valeur est de prendre en compte à la fois la valorisation et la rentabilité. Les données montrent que les entreprises plus rentables devraient générer des rendements plus élevés, même si elles sont chères, tandis que les entreprises bon marché pourraient ne pas le faire si elles ne sont pas rentables. Les meilleures opportunités du côté des titres de valeur sont les actions à prix raisonnable et à forte rentabilité.

Comme l’a déclaré Novy-Marx dans son article de 2013, « Les gestionnaires de portefeuille devraient examiner attentivement l’exposition de leurs portefeuilles à la rentabilité, car il s’agit d’un moteur clé des rendements dans de multiples classes d’actifs. »

La rigueur de Dimensional en matière de gestion de portefeuilles fondée sur la science a conduit l’entreprise à intégrer la rentabilité dans la gestion de ses fonds d’actions.

Dimensional excelle dans l’identification des résultats de recherche pouvant être mis en œuvre dans les produits que nous utilisons dans les portefeuilles de nos clients. C’est pourquoi nous travaillons avec eux depuis 2003.

Les multiples facettes de la diversification

D'autres formes de diversification restent bien sûr importantes elles aussi. Par exemple, les actions américaines ont largement surperformé leurs homologues canadiennes et internationales pendant plus d'une décennie après la fin de la crise financière en 2009. Pourtant, les actions canadiennes et internationales ont renversé la tendance en 2025, offrant aux investisseurs des gains exceptionnels.

Il est également essentiel de se diversifier largement au sein d’une même classe d’actifs. Comme l’a démontré l’économiste Hendrik Bessembinder dans un article phare, seules 4 % des entreprises ont généré la totalité de la création de richesse sur le marché boursier américain au-delà d’un investissement sans risque en bons du Trésor entre 1926 et 2023. La majorité des actions — 51,6 % — ont en réalité affiché des rendements composés négatifs au cours de cette période.

La diversification entre actions et obligations réduit également le risque. Ces deux classes d'actifs ont tendance à présenter une corrélation négative en période de crise, les obligations offrant un amortisseur lorsque les actions s'effondrent.

Un repas gratuit

Quel que soit le marché, la clé d'un investissement réussi reste la diversification. Elle permet aux investisseurs soit d'obtenir le même rendement avec moins de risque, soit un rendement plus élevé pour un risque identique.

C'est pourquoi on la décrit souvent comme un « repas gratuit » — peut-être le seul repas gratuit en finance.

L’un des principaux avantages de la diversification est la tranquillité d’esprit. Savoir que nos investissements sont bien diversifiés permet de mieux ignorer les nouvelles alarmistes et de rester concentré sur les gains à long terme.

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Pourquoi l'investissement passif performe mieux que l'investissement actif

Pourquoi l'investissement passif performe mieux que l'investissement actif

par James Parkyn - PWL Capital - Montréal

Si vous lisez ce blog, vous connaissez les données comparatives entre l'investissement actif et l'investissement passif. Elles montrent systématiquement que la grande majorité des fonds gérés activement ne parviennent pas à surperformer le marché sur le long terme.

Les raisons sont simples. Il est très difficile d'anticiper le marché et de sélectionner les titres qui surperformeront. Même lorsqu'un gestionnaire actif prend de bonnes décisions, il est encore plus rare de le faire de manière constante sur le long terme, d'autant plus que des frais plus élevés grignotent les gains.

Les données les plus frappantes à ce sujet proviennent des rapports annuels SPIVA sur les fonds gérés activement. Ils montrent année après année que les fonds gérés activement sous-performent le marché.

98 % des fonds ont sous-performé

En 2024, le rapport a révélé que pas moins de 98 % des fonds multi-capitalisations avaient sous-performé l'indice composite S&P 1500 au cours des dix années précédentes.

Les investisseurs ont tenu compte de toutes ces données. Les fonds communs de placement en actions gérés activement aux États-Unis ont enregistré plus de 1 000 milliards de dollars de sorties nettes en 2025 — pour la 11e année consécutive — selon un rapport de l'analyste Larry Swedroe.

Dans le même temps, les fonds indiciels passifs cotés en bourse ont attiré plus de 600 milliards de dollars.

L'efficacité du marché est-elle en train de s'éroder ?

Malgré ces données, les partisans de la gestion active n'ont pas baissé les bras. Ils avancent désormais un nouvel argument intéressant, affirmant que ces sorties nettes pourraient en réalité aider les sélectionneurs de titres.

« Le raisonnement est le suivant », écrit Swedroe à propos de ces affirmations. « À mesure que de plus en plus d’investisseurs délaissent la gestion active au profit des fonds indiciels passifs, la découverte des prix se détériorera, les marchés deviendront moins efficaces et les opportunités pour les sélectionneurs de titres chevronnés se multiplieront…

« Il n’y a qu’un seul problème : la réalité refuse de coopérer. »

Swedroe a fait remarquer que si cette thèse était correcte, la sortie constante de fonds quittant la gestion active aurait dû conduire à une amélioration des performances par rapport aux indices de référence. « Au lieu de cela, nous avons constaté le contraire », a-t-il déclaré.

L'autre côté de la transaction

Qui a raison ? L'investissement actif connaît-il un regain d'intérêt ? La montée en puissance de l'investissement passif a-t-elle réellement mis en péril l'efficacité du marché ?

Morgan Stanley apporte son grain de sel au débat avec un nouveau rapport intitulé « Who Is On the Other Side? » (Qui se trouve de l'autre côté ?). Les auteurs sont Michael Mauboussin, professeur adjoint de finance bien connu à la Columbia Business School, et son collaborateur de longue date, Dan Callahan.

Ils abordent la question sous un angle unique, parfois négligé. Lorsque vous achetez une action, il y a un vendeur de l’autre côté. Il est utile de se demander : que sait le vendeur que j’ignore ? Il en va de même si vous vendez.

Les professionnels contribuent à renforcer l'efficacité des marchés

Qui se trouve donc de l'autre côté d'une transaction sur les marchés actuels ? Il s'agit principalement d'acteurs institutionnels, d'investisseurs particuliers, de fonds souverains, de day traders, de fonds spéculatifs et d'autres professionnels. Tous ces acteurs contribuent à rendre le marché plus efficace.

Avant d'aller plus loin, permettez-moi d'expliquer ce qu'est l'efficacité des marchés. Il s'agit de l'idée selon laquelle les marchés reflètent fidèlement les informations disponibles. En d'autres termes, un investisseur ne peut jamais obtenir d'avantage, car les marchés ont déjà intégré toutes les informations pertinentes dans les cours.

L'inventeur de ce concept, le lauréat du prix Nobel Eugene Fama de l'université de Chicago, l'a décomposé en trois niveaux.

Une efficacité de marché faible signifie que les prix reflètent toutes les données passées. Dans le cas d'une efficacité semi-forte, les prix reflètent toutes les informations accessibles au public. Une efficacité de marché forte signifie que les prix reflètent toutes les informations disponibles, y compris les données privées.

Agissez comme si les marchés étaient parfaitement efficients

Forts de nos 25 années d’expérience en tant que gestionnaires de portefeuille chez PWL Capital, nous pouvons affirmer sans crainte que les marchés ne sont pas parfaitement efficients. Fama est d’accord. En même temps, il estime qu’il est dans votre intérêt d’agir comme si le marché était parfaitement efficient.

En d’autres termes, partez du principe que vous n’avez aucun avantage. Chez PWL, nous partageons cet avis.

Les traders de tous horizons cherchent constamment à repérer des inefficiences de prix. C'est le fondement même de la sélection de titres et du timing des marchés. Mais comme le soulignent Mauboussin et Callahan, si vous voulez surperformer le marché, vous devez disposer d'un avantage concurrentiel sur les autres acteurs du marché.

Chaque fois que vous achetez ou vendez une action, quelqu’un d’autre se trouve de l’autre côté de la transaction. Pour les battre, vous devez avoir un avantage sur eux.

2 % des entreprises = près de 90 % de la richesse

Déterminer la juste valeur d’une action nécessite de connaître la valeur future des flux de trésorerie d’une entreprise et le taux d’actualisation. Cela implique de prévoir l’avenir.

Les faits montrent que c'est très difficile à faire. Selon le rapport de Morgan Stanley, seules environ 2 % des entreprises ont généré près de 90 % de la richesse totale du marché au cours du siècle dernier. Cela concorde avec les données que nous avons présentées dans notre blog, qui ont révélé que seulement 4 % des actions représentaient la totalité de la création de richesse boursière supérieure à un investissement sans risque en bons du Trésor entre 1926 et 2023.

La probabilité d’identifier à l’avance ces 2 % ou 4 % d’actions est très faible. Mauboussin et Callahan affirment que cela nécessite un avantage dans quatre domaines distincts.

  1. Comportemental — Vous devez être plus rationnel que les autres investisseurs.

  2. Analytique — Vous devez être capable de prédire quelles entreprises surperformeront.

  3. Informationnel — Vous avez besoin de recherches approfondies vous fournissant des informations précieuses dont les autres ne disposent pas.

  4. Technique — Vous devez être capable d’exploiter les déséquilibres temporaires entre l’offre et la demande d’un titre.

Si cela vous semble difficile, vous avez raison. Ça l’est. La plupart des investisseurs particuliers n’ont ni le temps, ni les connaissances, ni l’expertise nécessaires pour acquérir un avantage dans ces domaines. N’oubliez pas qui se trouve de l’autre côté de la transaction : des investisseurs professionnels disposant d’une équipe d’analystes et de ressources considérables. Et même la plupart d’entre eux ne parviennent pas à surpasser le marché de manière constante.

Quel est votre avantage concurrentiel ?

Si vous en concluez que vous n’avez pas d’avantage concurrentiel, vous ne devriez pas vous lancer dans le trading actif. La meilleure chose à faire est plutôt d’opter pour un portefeuille passif et diversifié afin de profiter des rendements du marché dans son ensemble. Vous serez ainsi assuré d’être exposé à la petite fraction d’entreprises qui généreront des gains exceptionnels à long terme.

Si vous essayez de sélectionner des actions, vous pourriez avoir de la chance — pendant un certain temps. Mais ne confondez pas chance et compétence. Il en va de même pour le choix d’un gestionnaire actif. Sélectionner les rares gestionnaires qui surperformeront relève du jeu de hasard.

Changement de mentalité

Accepter l'efficacité du marché implique un changement de mentalité. Cela conduit l'investisseur à cesser de gaspiller son énergie à essayer de sélectionner des marchés, des actions ou des gestionnaires de fonds communs de placement. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur ce qui compte vraiment.

Cela inclut l'évaluation de votre tolérance au risque et la recherche du bon équilibre entre actions et obligations diversifiées pour atteindre vos objectifs. Cela signifie faire preuve de discipline pour rester fidèle à votre stratégie d'investissement.

Et lorsque votre état d'esprit change, vous pouvez vous détendre et laisser le marché (plus ou moins) efficace faire son travail.

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Quel est le niveau de risque approprié ?

Quel est le niveau de risque approprié ?

Constituez un portefeuille qui ne vous empêche pas de dormir, tout en vous permettant d'atteindre vos objectifs

par James Parkyn - PWL Capital - Montréal

Après trois années consécutives de gains boursiers à deux chiffres, les investisseurs peuvent facilement se sentir à l'abri. Pourtant, l'histoire nous rappelle que les corrections du marché sont inévitables.

Les périodes d'euphorie sont les moments idéaux pour se poser la question suivante : quel niveau de baisse suis-je réellement capable de supporter ? Si vous ne réfléchissez pas à cette question dès maintenant, vous serez plus susceptible, en cas de correction, de prendre des décisions émotionnelles qui nuiront à la réussite de vos investissements.

Les trois piliers du profil de risque

Chez PWL Capital, nous déterminons le profil de risque de nos clients, ce qui constitue une étape importante dans l'élaboration de leur plan d'investissement. Ce processus comprend le remplissage d'un questionnaire sur le profil de risque. Nous l'avons désormais mis à disposition sur notre site web (essayez-le ici).

Ce questionnaire permet de déterminer trois éléments importants concernant un investisseur :

  1. Sa capacité financière à prendre des risques

  2. Sa capacité psychologique à tolérer les pertes

  3. Son besoin de risque

Capacité financière à prendre des risques

Lors de l'élaboration d'un plan d'investissement, il est important d'évaluer la capacité financière d'un client à gérer le risque. Cela se décompose en plusieurs éléments.

  • Horizon temporel — Plus il est long, plus vous disposez de temps pour vous remettre des inévitables baisses des marchés. L'horizon temporel influence la répartition du portefeuille entre actions et obligations, ces dernières agissant comme un stabilisateur ou une réserve sûre. Il convient de noter que les retraités peuvent avoir des horizons temporels très longs, de plus de 20 ans.

  • Valeur de votre capital humain — Il s'agit de la capacité de l'investisseur à gagner un revenu grâce à son travail, à épargner et à se constituer un pécule pour la retraite tout au long de sa vie. Certains ont des flux de trésorerie très stables, d'autres moins. Certains investisseurs maintiennent la valeur de leur capital humain après l'âge de la retraite, en continuant à percevoir un revenu d'emploi.

  • Capacité de risque — Pour évaluer la capacité de risque, nous préparons un bilan détaillé pour le client. Un bilan personnel s'apparente à une analyse sanguine lors d'un examen médical. Il fournit des informations importantes pour comprendre la santé financière d'un investisseur et sa capacité à résister à des baisses importantes.

Profil psychologique pour tolérer les pertes

À l'aide du questionnaire de profilage des risques, nous évaluons également le confort émotionnel du client face à la volatilité et aux pertes de son portefeuille. Un vieil adage dit : « C'est dans les marchés baissiers qu'un investisseur apprend vraiment à connaître sa véritable tolérance au risque. »

La tolérance à la perte est importante pour concevoir un portefeuille auquel le client peut s'en tenir confortablement à long terme. Si un investisseur panique et vend dans un marché baissier, il court un risque sérieux de réduire ses rendements à long terme pendant qu'il attend en marge. Comme nous le disons souvent, il est pratiquement impossible de prévoir l'évolution du marché.

Il est particulièrement important de réfléchir à la tolérance à la perte aujourd'hui, après les performances exceptionnelles des marchés boursiers au cours des trois dernières années. Il est utile de garder à l'esprit que les marchés ne font pas que monter. Les actions mondiales ont connu six marchés baissiers (une baisse de plus de 20 % après inflation) au cours des 55 dernières années. Cela représente en moyenne 1,1 baisse de ce type par décennie.

Si vous craignez de paniquer et de vendre, vous devriez reconsidérer l'équilibre entre les actions et les obligations dans votre portefeuille.

Lors des rencontres annuelles, nous présentons à nos clients nos portefeuilles modèles et les rendements avant frais des 20 dernières années. La pire période a été celle comprise entre mars 2008 et février 2009. Un compte équilibré (60 % d'actions, 40 % d'obligations) a perdu environ 20 %, tandis qu'un portefeuille agressif (80 % d'actions, 20 % d'obligations) a chuté d'environ 27 %.

Malgré ces pertes, un compte équilibré a enregistré un rendement annualisé de 6,73 % au cours des 20 dernières années. Un investisseur qui aurait conservé ses titres pendant toute cette période aurait vu leur valeur multipliée par 3,68. Un portefeuille agressif a enregistré un rendement annualisé de 7,93 %, avec une augmentation de 4,6 fois la valeur des titres détenus.

Nécessité de prendre des risques

Enfin, nous évaluons les objectifs d'investissement et le bilan du client. Si vos actifs sont limités, vous devrez peut-être prendre plus de risques pour atteindre vos objectifs financiers. En revanche, un multimillionnaire qui vit avec 50 000 dollars par an n'a pas besoin de prendre de risques inutiles.

Nous établissons une planification financière avec nos clients afin de comprendre leurs besoins. Pour les accumulateurs, nous estimons l'épargne dont ils ont besoin. Pour les retraités, nous cherchons à trouver un taux de retrait durable.

Nous tenons également compte des rendements attendus des investissements et de l'inflation. (Vous pouvez trouver notre dernier rapport semestriel sur les rendements attendus estimés dans le podcast n° 79 et dans ce blog).

Comment le vieillissement modifie la perception du risque

De nouvelles recherches indiquent que nous devons également tenir compte du vieillissement. Les systèmes cérébraux liés à l'apprentissage, à la récompense et à l'évaluation des risques évoluent au cours de la vie d'une personne, explique Camelia Kuhnen, professeure de finance à l'université de Caroline du Nord, dans un récent article de recherche « Ces changements ont une incidence systématique sur le comportement financier. »

Chaque personne est différente et certaines ne sont pas affectées. Cependant, selon Mme Kuhnen, le vieillissement peut réduire la capacité du cerveau à apprendre de l'expérience. Cela est particulièrement vrai dans des situations incertaines, telles que celles auxquelles sont confrontés les investisseurs.

« Lorsque les décisions dépendent du suivi des résultats au fil du temps, par exemple pour déterminer quels investissements sont rentables, les performances diminuent », explique Mme Kuhnen.

Cela ne signifie pas que le vieillissement nuit à la prise de décisions financières. Nous devons plutôt considérer que les personnes âgées peuvent apprendre différemment et réagir différemment à l'information.

Dans le même temps, les personnes âgées surpassent souvent les plus jeunes dans certains domaines : la gestion des émotions et le maintien de la discipline en période de stress. Elles ont traversé tellement de marchés baissiers qu'elles ont appris à faire abstraction du bruit ambiant. Tout cela contribue à la préparation du plan d'investissement d'un client.

Un risque acceptable, dont vous pouvez tirer profit

Les crises passées nous ont enseigné des leçons importantes. Les marchés ont prospéré malgré l'éclatement de la bulle Internet, le 11 septembre, la crise financière de 2008-2009 et la Covid. Pour traverser ces périodes, il est essentiel d'avoir un plan d'investissement à long terme qui reflète votre profil de risque et de s'y tenir avec discipline.

Comme l'a dit David Booth de Dimensional Fund Advisors : « Puisque nous savons que le risque est inévitable et qu'il est à l'origine des rendements des investissements, vous devez trouver le niveau de risque qui vous convient. »

Bien dit, David. Une approche patiente à long terme transforme le risque en gain.

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Rétrospective de l'année 2025 : une leçon magistrale sur les émotions trompeuses

Rétrospective de l'année 2025 : une leçon magistrale sur les émotions trompeuses

par James Parkyn - PWL Capital - Montréal

Au nom de l'équipe PWL, je vous souhaite une année 2026 heureuse, prospère et en bonne santé.

Notre premier blog de l'année est l'occasion idéale pour revenir sur ce qui s'est passé sur les marchés et dans l'économie en 2025. L'année dernière a été une leçon magistrale sur la façon dont les émotions peuvent induire les investisseurs en erreur. Elle a déjoué les prévisions à presque tous les niveaux.

Les experts ont commencé l'année 2025 en lançant des avertissements sombres sur les valorisations élevées, le ralentissement de la croissance et l'effondrement possible du boom de l'IA.

Si je vous avais dit au début de l'année 2025 que nous allions assister à des droits de douane généralisés, à un arrêt record des activités du gouvernement américain, à une inflation persistante et à des bouleversements géopolitiques, je pense que vous vous seriez attendu à une année difficile pour les actions.

Troisième année de gains à deux chiffres

Chaque mois semblait apporter une nouvelle raison de s'inquiéter. En avril dernier, les États-Unis ont annoncé des droits de douane généralisés, ce qui a entraîné l'une des plus fortes baisses depuis des années.

Pourtant, au final, les marchés ont enregistré une troisième année consécutive de gains exceptionnels à deux chiffres pour les actions américaines et canadiennes, comme nous l'évoquons dans notre dernier podcast pour Sujet Capital.

Très peu d'experts avaient prévu de tels résultats, ce qui prouve une fois de plus le bien-fondé de notre conseil fréquent d'ignorer les prévisions du marché. (Voir, par exemple, notre dernier blogue intitulé « Nos meilleurs conseils de 2025 ». Le premier conseil était « Ignorez les experts »).

Ces résultats incroyables viennent s'ajouter aux nombreuses preuves qui montrent qu'il faut s'en tenir patiemment à son plan d'investissement à long terme. Essayer d'anticiper le marché en vendant aurait été une erreur coûteuse.

Le Canada a été la plus grande surprise

La plus grande surprise a peut-être été le Canada. Malgré les grands titres pessimistes et l'inquiétude suscitée par les droits de douane américains, l'indice composé S&P/TSX a discrètement enregistré l'une des meilleures performances au monde.

(Vous trouverez des statistiques sur les marchés dans la section « Ressources » de notre site Web Sujet Capital ou sur la page de notre équipe sur le site Web de PWL Capital.)

Sur le plan économique, 2025 n'a été ni une année de boom ni une année de crise. L'inflation au Canada a poursuivi sa tendance à la baisse, terminant l'année à 2,2 %. Cela a permis à la Banque du Canada de commencer à réduire ses taux plus tôt et de manière plus agressive que La Réserve Fédérale aux États-Unis, avec quatre baisses de taux au cours de l'année, passant de 3,25 % à 2,25 %.

Les obligations canadiennes ont rempli leur rôle

La persistance de l'inflation aux États-Unis a incité la Réserve fédérale américaine à faire preuve d'une plus grande prudence, ne procédant qu'à trois baisses de taux, qui sont passés de 4,5 % à 3,75 %. L'inflation dans la zone euro a connu une baisse plus marquée, entraînant quatre baisses de taux, qui sont passés de 3,15 % à 2,15 %.

Le chômage a légèrement augmenté au Canada (pour terminer à 6,8 %) et aux États-Unis (pour terminer à 4,4 %). La croissance du PIB américain a surpris avec un taux annualisé de 4,3 % au dernier trimestre, contre une augmentation plus modeste de 2,6 % au troisième trimestre au Canada.

Grâce aux baisses de taux de la Banque du Canada et à la chute des rendements, l'indice des obligations à court terme canadiennes a terminé l'année en hausse de 3,9 %. L'indice obligataire total, qui comprend des obligations à plus long terme, a enregistré un rendement de 2,6 %.

Les obligations n'ont pas volé la vedette, mais elles ont rempli leur rôle en assurant stabilité et revenus.

Gain de 31,7 % pour le S&P/TSX

C'est sans aucun doute le marché boursier qui a volé la vedette. Les actions ont surmonté les montagnes russes émotionnelles des investisseurs et l'incertitude pour connaître une autre année exceptionnelle.

Il convient de rappeler qu'à la fin de 2024, de nombreux investisseurs voulaient miser tout leur argent sur le marché américain. Les marchés américains avaient dominé pendant une décennie, surpassant largement les actions canadiennes de plus de 6 % par an au cours des dix dernières années. Les perspectives d'avenir étaient sombres en raison de la menace de droits de douane, des pertes d'emplois et d'une crise de productivité.

Mais le Canada a surpris tout le monde. Au 31 décembre, l'indice composé S&P/TSX avait progressé de 31,7 %, soit près du triple du rendement de l'indice de marché total américain en dollars canadiens. Les petites capitalisations ont fait encore mieux, avec une hausse vertigineuse de 50,3 %, tandis que les actions de grande et moyenne capitalisation ont gagné 35,8 %.

Les investisseurs en quête de sécurité ont alimenté les gains canadiens

Ces gains ont réduit l'écart entre les actions américaines et canadiennes de 6 % par an à 1,5 % au cours des dix dernières années. Ce résultat est d'autant plus impressionnant que les rendements américains incluaient les actions en plein essor des « Magnificent 7 ».

Cela renforce notre message en faveur de la diversification et de ne pas essayer d'attendre « le bon moment » pour investir. Les rendements élevés arrivent souvent par petites secousses imprévisibles. Si vous attendez, vous risquez de passer à côté.

Les gains canadiens ont été alimentés par les secteurs financier, énergétique et des matériaux de base, ce dernier ayant bénéficié de la ruée vers l'or des investisseurs en quête de valeurs refuges. Les petites capitalisations du secteur des matériaux de base ont enregistré une hausse incroyable de 137,6 % en 2025.

Les méga-actions Mag 7 ont bondi de 21,9 %

Les actions américaines ont pris du retard, mais ont tout de même affiché un rendement respectable, avec un gain de 11,9 % pour l'indice du marché américain total en dollars canadiens (17,2 % en dollars américains, la différence étant due à la baisse du billet vert par rapport au huard). Contrairement au Canada, les petites capitalisations et les actions de valeur ont été à la traine, avec une hausse respective de 7,7 % et 10,7 % en dollars canadiens.

Le boom de l'IA n'a pas pris fin ; il s'est même accéléré. Environ 40 % du rendement de 17,9 % de l'indice S&P 500 provenait des actions technologiques, tandis que 18 % provenait des services de communication.

Les Magnificent 7, qui représentent environ un tiers du S&P 500, sont restées le centre de gravité du marché avec une performance moyenne de 21,9 %. Cela dit, la hausse provient en réalité de seulement deux des sept actions qui ont surpassé le marché : Alphabet (Google), qui a augmenté de 65,2 % en dollars américains, et NVIDIA (en hausse de 38,9 %).

Les actions internationales ont créé une autre surprise. Les actions internationales à grande et moyenne capitalisation ont bondi de 25,3 % en dollars canadiens, tandis que les actions à petite capitalisation et les actions de valeur ont respectivement grimpé de 25,9 % et 35,8 %.

Les actions émergentes à grande et moyenne capitalisation ont progressé de 28,3 % en dollars canadiens.

L'incertitude est le prix à payer

L'incertitude était omniprésente en 2025, mais 2026 n'a pas commencé différemment. Les risques géopolitiques et tarifaires restent importants. En fait, il n'y a jamais eu d'année où tout était calme et prévisible. Les marchés ont toujours vécu dans l'incertitude. Les événements soudains nous poussent à réagir de manière émotionnelle, comme nous l'avons évoqué dans notre récent blogue sur les biais comportementaux des investisseurs.

Mais l'incertitude n'est pas un bug, c'est le système, le prix à payer pour obtenir des rendements à long terme plus élevés.

L'année dernière nous a rappelé que les marchés n'évoluent pas en ligne droite et ne suivent pas l'actualité. Rester investi, diversifié et discipliné a de nouveau porté ses fruits. Les investisseurs qui ont tenté d'anticiper le marché ont manqué les phases les plus fortes de la reprise.

Ceux qui ont maintenu le cap ont prospéré.

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