1) INTRODUCTION:
François Doyon La Rochelle:
Bienvenue à Sujet Capital, un Balado mensuel à propos de la gestion passive de portefeuille et de la planification financière et fiscale pour les investisseurs à long terme.
Vos hôtes pour ce Balado sont James Parkyn et moi-même François Doyon La Rochelle, tous deux gestionnaires de portefeuilles avec PWL Capital.
Au programme aujourd’hui pour l’épisode #84:
Nous discutons de deux composantes essentielles de l'investissement : c’est-à-dire la tolérance au risque et la capacité à prendre du risque.
Bonne écoute !
2) QUEL NIVEAU DE RISQUE POUVEZ-VOUS ASSUMER DANS VOTRE PORTEFEUILLE :
François Doyon La Rochelle:
James, aujourd’hui on a un sujet qu’on voulait aborder depuis longtemps. Chez PWL Capital on vient de lancer un nouvel outil pour établir le profil de risque des investisseurs. Établir le profil de risque de nos clients est une exigence réglementaire et essentielle pour déterminer l’allocation appropriée pour les portefeuilles des clients. Je suis sûr que nos auditeurs trouveront ce sujet très utile. Je pense que ça les aidera à réfléchir à la structure de leur portefeuille et à la nécessité éventuelle d'y apporter des modifications. James veux-tu commencer la discussion ?
James Parkyn:
Oui François, en tant que gestionnaires de portefeuille, on doit s’assurer de mettre en place des portefeuilles appropriés aux objectifs et aux profils de nos clients. Notre processus consiste premièrement à leur poser de nombreuses questions lors d'un entretien de découverte, puis à leur demander de remplir un questionnaire de profil de risque psychométrique. Grâce à toutes ces informations, nous sommes ensuite en mesure d'élaborer et de leur proposer un portefeuille qui leur permettra d'atteindre leurs objectifs, tout en respectant leurs profils de risque. J'ajouterais, François, que je pense qu'il s'agit là d'une compétence essentielle qu’on apporte à nos clients afin d'ajouter de la valeur à notre relation.
François Doyon La Rochelle:
Je suis tout à fait d'accord. Alors, James, en quoi consiste établir le profil de risque ? Est-ce que tu peux nous expliquer les étapes à suivre ?
James Parkyn:
Tout à fait, François. L’établissement du profil de risque comporte trois éléments qui doivent être évalués :
La capacité d'un investisseur à prendre des risques
La tolérance comportementale d'un investisseur vis-à-vis aux pertes de valeur
Le besoin de prendre du risque de l’investisseur
François Doyon La Rochelle:
D'accord, James. Est-ce que tu peux nous expliquer le premier élément qui est la capacité d'un investisseur à prendre du risque ?
James Parkyn:
La capacité d'un investisseur à prendre des risques doit considérer son horizon temporel, le besoin potentiel de liquidités, la valeur de son capital humain et sa capacité à prendre des risques. Cette étape consiste donc à évaluer la capacité financière de l’investisseur à gérer les risques. Ces facteurs détermineront la capacité financière de l'investisseur à supporter une baisse de la valeur de son portefeuille. La capacité à prendre des risques peut souvent être un facteur limitant lorsqu'on examine le besoin de prendre du risque d'un investisseur pour atteindre ses objectifs.
François Doyon La Rochelle:
En ce qui concerne l'horizon temporel, plus il est long, plus l’investisseur dispose de temps pour se remettre des inévitables marchés baissiers. J'ajouterais que les retraités peuvent avoir des horizons temporels très longs, allant au-delà de 20 ans. Même si vous prenez votre retraite à 65 ans, votre parcours d'investisseur pourrait être encore très long.
James Parkyn:
Je suis tout à fait d'accord, François. L'horizon temporel est un facteur important. D'autant plus qu’on ne souhaite peut-être pas surpondérer les obligations. Les obligations sont le stabilisateur, la classe d’actifs sûr du portefeuille. Mais on sait qu'à long terme, l'inflation ronge les rendements des obligations. On a abordé ce sujet dans notre podcast sur les recherches du professeur Cederberg concernant la manière dont les actifs dits « sûrs » que sont les obligations n'offrent pas de protection contre l'inflation. Nos auditeurs peuvent réécouter notre podcast n° 61 pour en savoir plus.
François Doyon La Rochelle:
James, un autre élément qui permet d'évaluer la capacité d'un investisseur à prendre des risques est la valeur de son capital humain. Peux-tu nous expliquer ?
James Parkyn:
Tout simplement, François, il s'agit de la capacité d'un investisseur à tirer un revenu de son travail tout au long de sa vie. Certains ont des revenus très stables, tandis que d'autres peuvent avoir moins de stabilité. Ça concerne donc la capacité future à épargner et à se constituer un capital plus important pour la retraite. Pour certains investisseurs, la valeur de leur capital humain continue au-delà de leur retraite officielle, car ils continuent à percevoir un revenu d'emploi. Bien souvent Il s'agit d'une préférence personnelle de continuer à travailler. Des études montrent qu'il est extrêmement important de rester engager à la retraite. Les gens aiment sentir qu'ils continuent à apporter une contribution à la société.
François Doyon La Rochelle:
James, la croyance populaire veut que les jeunes investisseurs aient une valeur de capital humain plus élevée. Leurs revenus futurs totaux sont bien supérieurs à leur portefeuille d'investissement. En revanche, un investisseur retraité qui ne travaille plus est présumé avoir une valeur de capital humain limitée. Le capital humain peut être considéré comme un investissement de type obligataire, de sorte que la valeur élevée du capital humain d'un jeune investisseur peut justifier une allocation plus importante en actions.
James Parkyn:
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce type de raisonnement, François. Si l'on considère l'avantage à long terme des rendements composés, si un jeune investisseur perd du capital en prenant des risques excessifs, en particulier s'il ne diversifie pas son portefeuille, l'impact réel d'une perte ou dilapidation du capital pourrait être très important à long-terme.
François Doyon La Rochelle:
À l'inverse, James, on a des clients de plus de 75 ans qui ne seront jamais à court d'argent et qui ont donc la capacité et la tolérance au risque nécessaires pour avoir un portefeuille plus risqué. Leur objectif est généralement de laisser un patrimoine plus important.
Regardons maintenant la capacité à prendre du risque. Notre processus avec nos clients à établir un bilan personnel détaillé. On juge que c'est un excellent point de départ pour évaluer la capacité à prendre du risque.
James Parkyn:
Tout à fait, François. Je dis souvent à nos clients que ça revient à consulter son médecin de famille pour avoir un bilan de santé. Le médecin vous proposera probablement de faire des analyses sanguines. Grâce aux résultats, le médecin pourra vous donner un bilan assez complet de votre santé. Pour nous, le bilan personnel est comme une analyse sanguine. Ces informations nous permettent d'obtenir de nombreuses informations utiles pour bien guider nos clients.
François Doyon La Rochelle:
James, regardons maintenant le deuxième élément du profil de risque : la tolérance au risque comportementale d'un investisseur.
James Parkyn:
François, tu connais le vieux dicton : « C'est dans les marchés baissiers qu'un investisseur apprend vraiment à connaître sa tolérance au risque. » Pour bien conseiller nos clients, nous avons créé un tableau qui présente nos portefeuilles modèles et les rendements avant frais sur les 20 dernières années. La pire période a été celle de mars 2008 à février 2009. Dans notre tableau, un compte équilibré composé de 60 % en actions et de 40 % en obligations a perdu environ 20 %, tandis qu'un portefeuille agressif composé de 80 % en actions et de 20 % en obligations a perdu environ 27 %. Nous utilisons ce tableau lors des réunions de revue annuelle. On juge qu’il est important de souligner ces rendements négatifs importants en particulier maintenant que les clients se sont habitués à des rendements réalisés beaucoup plus élevés sur 10 ans que les rendements espérés. Il faut se souvenir que les trois années 2023-2024-2025, ont généré des rendements à deux chiffres sur les marchés boursiers, ce qui n’est pas la norme.
François Doyon La Rochelle:
La question est donc de savoir si en période de crise boursière, vous allez être capable de maintenir le cap. Si vous craignez de paniquer et de vendre, vous devriez reconsidérer votre allocation en actions. Pour nos auditeurs, vous trouverez un lien vers le document que James a mentionné plus tôt qui fait état de l’historique de la performance de nos portefeuilles modèles.
James Parkyn:
C'est pourquoi il est si important pour les investisseurs de bien comprendre sa capacité psychologique à tolérer le risque. Pour nous, notre processus consiste à utiliser un questionnaire psychométrique. Et comme tu l’as mentionné précédemment, François, chez PWL, on a un nouveau questionnaire conçu pour évaluer le confort émotionnel d'un client face à la volatilité. Il fournit également un profil de psychologie financière.
François Doyon La Rochelle:
James, la bonne allocation est celle avec laquelle l'investisseur est confortable à long-terme. Si, pendant un marché baissier, un investisseur vend en panique et reste sur la touche jusqu'à ce qu'il se sente à l'aise pour réinvestir, il court un risque sérieux de réduire ses rendements à long terme.
Le troisième et dernier élément de la mise en place d’un profil de risque consiste à évaluer la nécessité pour un investisseur de prendre des risques.
Par exemple, si vous êtes multimillionnaire et que vous n'avez besoin que de 50 000 dollars par année pour vivre, vous n'avez peut-être pas besoin de prendre des risques inutiles avec votre argent. En revanche, si vos actifs sont limités, vous devrez peut-être prendre plus de risques afin d’atteindre vos objectifs financiers.
James Parkyn:
Cette composante de l’établissement d’un profil de risque nécessite vraiment qu’on fasse une planification financière. Dans notre pratique, le processus consiste à discuter avec le client de ses objectifs d'investissement. Pour les accumulateurs, on essaye d'estimer le montant de l'épargne nécessaire pour atteindre leurs objectifs à long terme en matière d'indépendance financière. Pour les retraités qui sont en mode de décumulation, on essaye d’établir un taux de retrait durable. On saisit les informations du bilan du client et les hypothèses clés. Ensuite on valide les hypothèses avec le client pour s’assurer qu’elles sont raisonnables. Finalement, on effectue une projection financière de la retraite à l'aide d'une nouvelle plateforme logicielle appelée CONQUEST.
François Doyon La Rochelle:
L'une des hypothèses clés qu’on formule dans ces projections est le rendement espéré des investissements et l'inflation. Nos auditeurs réguliers savent que PWL Capital publie deux fois par an un guide sur les hypothèses de planification financière qui présente nos estimations des rendements espérés. Dans ce rapport, on retrouve un tableau qui couvre toute la gamme des allocations de portefeuille, de 100 % en obligations, le portefeuille le plus sûr en termes de volatilité, à 100 % en actions, le portefeuille le plus risqué. Je souligne également, que l’on revoit ce rapport annuellement avec Raymond Kerzerho, son auteur principal. On prévoit de l'inviter dans notre podcast en juillet. Les auditeurs peuvent également consulter notre podcast n° 79, dans lequel on revoit les estimations des rendements espérés de l'année dernière.
James Parkyn:
Avec cette projection de retraite, on peut simuler différentes allocations et les rendements espérés correspondants. Ces projections sont linéaires, ce qui n'est pas la réalité des rendements réalisés dans les marchés financiers. C’est pour ça que l’on produit également une simulation Monte Carlo pour 1 000 scénarios avec différentes séquences de rendements aléatoires.
François Doyon La Rochelle:
James, que devraient faire les retraités en matière d'allocation ? On pense généralement qu'à la retraite, il faut réduire l'allocation aux investissements risqués et volatils. Est-ce que ça s'applique à tout le monde ?
James Parkyn:
Oui et non, François. Tout d'abord, ils devraient passer par tout le processus de réévaluation de leur profil de risque, comme on l’a décrit dans ce podcast. Le plus souvent, les clients ne modifient pas leur profil de risque à la retraite, car ils ont besoin d'un taux de rendement plus élevé, étant donné qu'ils ont encore 20 à 30 ans devant eux. En règle générale, il faut toujours s'assurer d'avoir une couverture de 5 à 10 ans de retraits requis avec votre allocation en obligations. Cette règle permet aux investisseurs d’éviter de vendre des actions dans les creux après les grosses baisses du marché,
François Doyon La Rochelle:
C'est un excellent conseil, James. Regardons maintenant le domaine de la neuro-économie, qui se penchent sur la manière dont le cerveau modifie la prise de décision financière à mesure qu’on vieillit.
James Parkyn:
Oui, François, ces nouvelles recherches sont vraiment très instructives. Je suis tombé sur un article publié par Camelia Kuhnen, professeure de finance à l'université de la Caroline du Nord. Son article traite de la manière dont le cerveau évolue au cours de la vie.
François Doyon La Rochelle:
Pour nos auditeurs, la neuro-économie est un domaine qui combine les connaissances issues des neurosciences, de la psychologie et de l'économie. Les recherches ont révélé que les décisions financières sont influencées par trois grandes forces : l'environnement dans lequel les gens évoluent, les expériences qu'ils ont accumulées et les changements biologiques liés au vieillissement.
James Parkyn:
François, le travail du professeur Kuhnen repose sur une idée simple : les systèmes cérébraux qui soutiennent l'apprentissage, l'évaluation et l'appréciation des risques ne sont pas statiques. Ils évoluent au fil du temps, et ces changements affectent systématiquement notre comportement financier.
Elle souligne que trois systèmes cérébraux en interaction jouent un rôle central dans la prise de décision financière. Un système réagit fortement aux récompenses et aux surprises positives, encourageant l'exploration et la prise de risques. Un autre signale les dangers potentiels et l'incertitude, favorisant la prudence et l'évitement. Et enfin, un troisième intègre les informations, soutient l'apprentissage et aide à réguler les émotions afin de guider les choix stratégiques.
Ses recherches montrent que ces systèmes permettent aux individus d'apprendre de leurs expériences de placement, d'estimer les résultats futurs et d'attribuer une valeur aux opportunités financières. Mais leur fonctionnement dépend de l'âge. Elle en conclut que lorsque le cerveau change avec l’âge, la qualité de l'apprentissage financier change également, et avec elle, le bien-être financier.
François Doyon La Rochelle:
Ce que je trouve intéressant, c'est que le vieillissement affecte la capacité du cerveau à apprendre de l'expérience, en particulier dans des environnements qui nécessitent de mettre à jour ses convictions sur des résultats incertains, exactement le type d'environnements auxquels sont confrontés les investisseurs.
James Parkyn:
L'une de ses principales conclusions est que les personnes âgées obtiennent des résultats aussi bons que les jeunes adultes dans les tâches qui ne nécessitent pas d'apprendre à partir de leur vécu. Mais lorsque les décisions dépendent du suivi des performance dans le temps, comme déterminer quels investissements ont bien fait, la capacité cérébrale diminue. Elle affirme que ce n'est pas dû au fait que les personnes âgées sont moins intelligentes ou moins prudentes, mais au fait que les systèmes neuronaux qui traitent les informations, ont de la difficulté à y voir clair.
François Doyon La Rochelle:
Concrètement, ça signifie que les investisseurs plus âgés sont plus susceptibles de commettre des erreurs liées à une mauvaise compréhension des options financières qui sont réellement les meilleures. Le professeur Kuhnen estime que ces erreurs sont plus souvent liées à une recherche excessive du risque qu'à un conservatisme excessif, remettant ainsi en question l'idée reçue selon laquelle le vieillissement entraîne automatiquement une moindre tolérance au risque.
James Parkyn:
François, c’est important pour les évaluations de profil de risque qu’on effectue pour nos clients. Je cite son article : « Le problème sous-jacent est que le système de récompense du cerveau devient moins précis dans le suivi des résultats. Les signaux qui permettaient autrefois de distinguer clairement les bons investissements des mauvais deviennent plus difficiles à interpréter. Avec le temps, il devient plus difficile de tirer des enseignements des réactions du marché. »
François Doyon La Rochelle:
Ses recherches montrent également que même si l'apprentissage change clairement avec l'âge, les préférences restent plus stables que beaucoup ne le pensent. Est-ce que t’as quelque chose d’autre à rejouter sur le sujet James ?
James Parkyn:
Eh bien, François, elle affirme que « les preuves relatives aux changements liés à l'âge en matière de tolérance au risque sont mitigées. Certaines études montrent que la prise de risque financier diminue avec l'âge, d'autres ne constatent que peu de changements. Tout dépend de la manière dont le risque est mesuré et de la prise en compte ou non de facteurs liés au cycle de vie, tels que les besoins en revenus ou les contraintes de portefeuille. Ses recherches suggèrent que les choix de portefeuille observés reflètent souvent les circonstances plutôt que des changements profonds dans les préférences.
François Doyon La Rochelle:
James, une autre conclusion du professeur Kuhnen qui est très utile. L'âge a une importance significative en matière de confiance. Les personnes âgées sont plus susceptibles de percevoir les autres comme dignes de confiance, même lorsque des indices suggèrent le contraire. Elle affirme qu’ « au niveau neuronal, les signaux d'alerte qui déclenchent normalement la prudence dans les situations sociales risquées sont atténués. Ça aide à expliquer pourquoi les personnes âgées sont disproportionnellement ciblées — et victimes — de fraudes financières. »
James Parkyn:
Il s'agit là d'une conclusion importante liée à l'âge. Je la cite : « La vulnérabilité à la fraude n'est pas simplement une question d'éducation ou de vigilance. Elle reflète des changements dans la façon dont le cerveau traite les risques sociaux. »
François Doyon La Rochelle:
Tout n'est pas négatif dans le vieillissement. Elle estime également qu'il serait erroné de conclure que le vieillissement dégrade simplement la prise de décision financière.
James Parkyn:
Oui, les conclusions de ses recherches sont plus nuancées. Elle conclut également que de nombreuses personnes âgées ne présentent pas les déficits d'apprentissage typiques. Elle affirme que les personnes âgées surpassent souvent les plus jeunes dans la gestion des émotions, en évitant les pièges des placements hyper-spéculatifs et en maintenant leur discipline dans les situations stressantes.
François Doyon La Rochelle:
En résumé, James, on peut dire que la principale conclusion de ses recherches en neuro-économie n'est pas que les personnes âgées sont de « mauvais décideurs », mais qu'elles apprennent différemment et réagissent différemment à l'information. Les conseils financiers qui ignorent cette réalité risquent d'être inefficaces, voire nuisibles.
James, quel est le rôle de l'expérience en matière d'investissement dans l'établissement d'un profil de risque ?
James Parkyn:
Eh bien, François, plus un investisseur a l'expérience des marchés financiers, plus il est susceptible de comprendre que l'incertitude n'est pas un bug, mais une caractéristique. Il aura traversé tellement de marchés baissiers qu'il aura appris à faire abstraction du bruit. L'aversion à la perte est une émotion très puissante. Pour beaucoup de gens, l'incertitude est quelque chose à éviter à tout prix. David Booth, de Dimensional, a écrit un excellent article en juillet 2024 sur la valeur de l'incertitude. Je le cite : « Puisque nous savons que le risque est inévitable et qu'il est la source des rendements des investissements, vous devez trouver le niveau de risque qui vous convient. »
François Doyon La Rochelle:
C'est une excellente citation, James. Les investisseurs doivent se rappeler que les marchés ont prospéré malgré la bulle Internet, les attentats terroristes du 11 septembre, la crise financière mondiale de 2008-2009 et la pandémie. Cependant, la clé pour traverser ces périodes difficiles sur les marchés est d'avoir un plan qui reflète correctement son profil de risque. Sur ce, je pense qu’on peut conclure le podcast d'aujourd'hui, James.
James Parkyn:
Bien dit, François.
3) CONCLUSION
François Doyon La Rochelle:
Merci James Parkyn d’avoir partagé ton expertise et ton savoir aujourd’hui.
James Parkyn:
Il m’a fait plaisir François.
François Doyon La Rochelle:
Avant de conclure, j’aimerais souhaiter à nos auditeurs un merveilleux temps des fêtes.
Sur ce, c’est tout pour ce 84ième épisode de Sujet Capital! Nous espérons que vous avez aimé.
N’hésitez pas à nous envoyer vos questions et suggestions. Vous pouvez nous joindre par courriel à: sujetcapital@pwlcapital.com
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Encore une fois, merci d’être à l’écoute et joignez-vous à nous pour notre prochain épisode à paraitre le 18 mars. N’oubliez pas de consulter le site Web de sujet capital pour voir nos derniers blogues.
A bientôt.
